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Esprits
ou demi-dieux, les textes tardifs d'Edfou et de
Dendérah n'hésitent pas à qualifier les
Shemsou-Hor ou Compagnons d'Horus de «
Akou » ou Esprits transfigurés. Leur
Neter est le dieu-loup Oupouaout, Celui qui
ouvre les chemins. Ils furent les Gardiens de la
Tradition pharaonique. Vivant près du
roi, ils séjournaient dans tous les lieux
essentiels du royaume,
tous les points où
émergeait le sacré.
Leur
action ne s'arrêtait pas aux frontières
du visible. Dans les Textes des Pyramides,
ils récitent pour sa Majesté les incantations justes qui provoquent son apothéose. Le royal défunt
ne peut voyager sans eux sur les chemins
liquides de l'Orient. Ils le purifient et
tissent autour de son corps osirien la trame de
l'âme horienne. Les Shemsou-Hor ne réactualisent
pas le mythe d'Horus, ils l'incarnent, l'animent
à son degré le plus subtil.
Soldats,
ils subissent les épreuves redoutables de
l'Initiation héroïque dans le secret de
leurs Loges appelées « Forges ». La
métallurgie, les armes légères et, un
peu plus loin, le secret de l'or.
Les
Compagnons sont encore connus sous le vocable d'
« Âmes de Nekhem et Âmes de Pê
». Ces Âmes sont le prototype des deux
sanctuaires les plus anciens des royaumes du Sud
et du Nord : les Iterty, double chapelle où
l'on conservait les enseignes, les symboles de la
royauté
et les objets rituels consacrés aux Esprits ancestraux... |