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Les Symboles
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L'Etoile
L'Or
La Myrrhe
L'Encens
Le Pain
Le Vin
La Coupe
L'Abeille
La Cire et le Miel
Le Cierge Pascal
Les Cendres
Le Sel

L'Etoile

Luminaire, Source
de Lumière, l'Etoile possède incontestablement une signification
céleste. Les voûtes des Temples antiques et des Cathédrales étaient
parsemées d'Etoiles pour indiquer que les Influences Divines s'y
exerçaient avec une intensité particulière. Parce qu'elles
apparaissaient dans l'obscurité, les Etoiles participaient au grand
combat de la Lumière et des Ténèbres, qui est la Pierre Angulaire des
religions antiques et du Johannisme. Ce sont donc des Symboles de
l'Esprit.
Le Pentagramme
Pythagoricien, comme l'Etoile Flamboyante de la Franc-Maçonnerie,
possède Cinq Branches. C'est donc le Symbole de la Manifestation
Centrale de la Lumière, du Centre Primordial. C'est aussi le Symbole de
l'Homme Réalisé, du Rose+Croix, car elle peut être tracée avec l'Equerre
(la Terre) et le Compas (le Ciel). L'Etoile à Cinq Branches est donc
l'Homme Régénéré, Rayonnant la Lumière Divine au sein des Ténèbres du
monde profane. La lettre G, qui figure au centre de l'Etoile Flamboyante
de la Maçonnerie, a reçu de multiples interprétations : Gravitation, God
(Dieu), Géométrie... Nous y verrions plutôt le Symbole du Septième Rayon
de la Tradition et la figuration de la lettre Gamma représentant la
Grande Ourse et le Pôle Céleste.

L'Etoile à Six
Branches (Sceau de Salomon, Sceau de Ram, Bouclier de David), formée de
deux Triangles équilatéraux inversés et entrelacés, symbolise l'Union de
l'Esprit et de la Matière, du Ciel et de la Terre, du Principe Actif et
du Principe Passif.

L'Etoile à Sept
Branches est l'Etoile de la Sagesse. Elle figure la Lyre Cosmique (à
Sept Cordes), la Musique des Sphères, l'Harmonie du Cosmos, les Sept
Planètes, les Sept Rayons de la Tradition, les Sept Dons de l'Esprit.

L'Etoile à Huit
Rais est un Symbole Solaire. Elle figure le Christ et l'Or
Philosophique.

Nous retrouvons
ici l'analogie, tant de fois soulignée par les Adeptes, entre L'Etoile
Alchimique et l'Etoile de Bethléem, entre le Mystère du Grand Oeuvre et
le Mystère Chrétien. La Pierre Philosophale et le Christ sont annoncés
par l'apparition d'une Etoile.
En effet, la
Première Matière du Grand Oeuvre nécessite une préparation et un
traitement très spécifiques qui, à un moment donné, font apparaître le
Signe de la réussite, autrement dit l'Etoile Rayonnante.
Possédant le même
Symbolisme Polaire (celui du Centre Organisateur), l'Etoile de Bethléem
et l'Etoile Alchimique s'identifient en une seule et même Etoile.
Celle-ci, de même qu'elle guide les Mages jusqu'à la Caverne où reposait
le Crhist, guide l'Alchimiste dans le processus du Grand Oeuvre. Faut-il
préciser ici que la Caverne est la Matière Première du Compost
Alchimique, au début du Solve, lorsqu'elle se creuse, se craquelle et
s'ouvre ?
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L'Or

L'Or est considéré
comme le plus parfait et le plus précieux des Métaux. En Chine, le
caractère Kin désigne l'Or et le Métal. L'Or possède l'éclat de la
Matière, d'où son assimilation au Soleil, à la Lumière Divine, au
Christ. Mais il faut remarquer qu'il n'est pas le produit direct de la
Pierre Philosophale. Celle-ci, si l'on en croit Noël le Vallois (in
L'Art de Trouver la Pierre Philosophale, Ed. Ramuel), s'offre à nous
sous la forme d'un corps cristallin, diaphane, rouge en masse, jaune
après pulvérisation, lequel est dense et très fusible quoique fixe à
toute température.
Cette Pierre
Philosophale est la Médecine Universelle. Si l'on désire opérer la
Transmutation d'un Métal en Or, il est nécessaire de préparer la Poudre
de Projection en faisant fermenter la Médecine Universelle avec l'Or ou
l'Argent très pur, par fusion directe. La Poudre de Projection est une
masse translucide rouge (pour l'Or) et blanche (pour l'Argent),
pulvérisable et propre à la Transmutation Métallique. L'Or est donc la
Richesse méritée parce qu'elle a été obtenue par des privations et des
sacrifices.
C'est le Premier Adage de l'Adepte.
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La Myrrhe

La Myrrhe est
souvent représentée, sur les icônes de la Nativité, sous l'aspect d'un
pain de forme ronde. Elle entre dans la composition de l'Huile et des
Onctions Saintes. Dans les Liturgies Orientales, le Baptême est suivi de
la Chrismation. Celle-ci se dispense à l'aide d'une Huile spéciale
appelée le Myron ou Muron (mot grec désignant un parfum liquide, une
huile aromatique, une essence qui coule goutte à goutte). Théoriquement,
le Myron est composé de 57 Essences différentes (les unes cuites, les
autres bouillies). Avec le Myron, on procède à des Onctions sur le
front, les yeux, les narines, la bouche et les oreilles, puis sur la
poitrine, sur les mains et sur les pieds. Chaque Onction est accompagnée
des Paroles « Sceau de Don du Saint-Esprit. Amen ». La Chrismation
(appelée Confirmation en Occident) met en mouvement les Puissances
Surnaturelles des Energies incluses dans l'Eau du Baptême. La
Consécration du Myron a lieu le Jeudi Saint, le lendemain du jour où
l'on a arrêté le Feu servant à sa préparation. Précisons que ce Feu a
agi Trois Jours sur le Myron. Au début de sa préparation, l'Officiant
verse, dans un grand chaudron, deux amphores contenant l'une du Vin
rouge, l'autre de l'Huile d'olive pure. Il verse le contenu de ces
amphores en dessinant Trois Fois une Croix. Puis il ajoute les Essences
Aromatiques avant d'allumer le Feu à l'aide d'un Chandelier à Deux
Flammes (les Deux Natures du Christ) et avec un Chandelier à Trois
Flammes (la Sainte Trinité).

Certes, la Myrrhe
entrait aussi dans la composition des Huiles servant à l'embaumement des
morts, car elle possédait des Vertus médicales fort prisées dans le
monde antique. Elle passait pour calmer les douleurs.

Bref, la Myrrhe
représente l'Immortalité acquise par l'ingestion de l'Elixir de Longue
Vie préparé avec la Médecine Universelle.
Elle est donc le
Second Apanage de l'Adepte qui a réussi le Grand Oeuvre.
Mais cette Vie, la
Vie Primordiale restituée, est aussi la conséquence de l'Union avec le
Divin.
La Myrrhe
s'apparente donc à l'Or Potable des Alchimistes, que certains naïfs ont
cru assimilé à une solution de sels d'or.
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L'Encens

L'Encens possède
un Symbolisme qui relève à la fois de la fumée, du parfum et des résines
incorruptibles utilisées pour le préparer. Les arbres qui produisent
celles-ci sont souvent considérés comme des Emblèmes du Christ. L'Encens
est donc chargé d'élever la Prière jusqu'à Dieu. En ce sens, il
symbolise la Fonction Sacerdotale.

Mais il possède
aussi la Vertu de purifier l'atmosphère des mauvaises odeurs et des
effluves maléfiques. L'Encens brûle en dégageant une odeur suave et en
produisant une couleur rouge. C'est pourquoi il symbolise le
Saint-Esprit, la Lumière inextinguible. C'est donc la représentation de
la Sagesse. Voilà pourquoi il s'apparente aux Lampes Perpétuelles des
Alchimistes.

Dans
l'Iconographie Chrétienne, les Mages portent des vêtements de couleur
rouge, blanche ou noire. Ils sont parfois représentés avec des visages
respectivement rouge, bleu ou noir. Dès lors, on comprend que leurs noms
n'aient qu'une importance secondaire.
Les Présents des
Mages symbolisent non seulement la Triple Fonction du Christ : la
Fonction Royale (Or), la Fonction Rédemptrice (Myrrhe), la Fonction
Sacerdotale (Encens).
C'est aussi le
Triple Apanage de l'Adepte ayant reçu le Don de Dieu : la Richesse (Or),
l'Immortalité (la Myrrhe) et la Sagesse (l'Encens).
D'ailleurs, un
texte apocryphe et une légende rapportée par Marco Polo nous enseignent
qu'en échange de leurs Présents, les Mages reçurent du Christ une petite
boîte contenant... une Pierre.
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Le Pain

Le Pain était, en
Palestine, l'aliment de base, si bien que son nom signifie la nourriture
en général. Il est aussi le Symbole de la Nourriture Essentielle. C'est
pour cela que l'on dit que le Christ est le Pain de Vie.
Il est de
tradition que Beith-El, la Maison de Dieu (la Pierre dressée par Jacob),
soit devenue Beith-Lehem, la Maison du Pain. La maison de pierre est
transformée en Pain, c'est-à-dire que la présence symbolique de Dieu
devient la présence substantielle, la Nourriture Spirituelle.

Le Pain, sous les
espèces eucharistiques, se rapporte à la Vie Active et aux Petits
Mystères, alors que le Vin symbolise la Vie Contemplative et les Grands
Mystères. Les Miracles du Pain (Multiplication) sont d'ordre
quantitatif, tandis que le Miracle de Cana (Vin) est d'ordre qualitatif.

Par ailleurs,
partager son Pain avec un autre, c'est partager avec lui ses moyens de
subsistance, la Vérité, et c'est lui donner une marque d'Amitié ou
d'Amour.
A la Cène, c'est
le Christ qui est au Centre de l'Union Fraternelle. Il est le Maître qui
donne à ses Disciples la Force, la Joie, la Sagesse et l'Amour.
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Le Vin

En Palestine, le
Vin est la boisson de Fête qui Réjouit le Coeur de l'Homme (Psaume
104.15), en particulier dans les repas sacrificiels et les repas de
noces (Jean 2.2.11). Il contribue donc, par la Joie qu'il engendre, à
unir les Convives.

Symbole de Vie
(parce qu'il possède la Couleur du Sang), le Vin est aussi celui des
Grands Mystères (la Pierre Philosophale est Rouge). C'est également la
Boisson d'Immortalité.
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La Coupe

Le Symbolisme de
la Coupe présente deux aspects essentiels : celui du Vase d'Abondance et
celui du Vase contenant le Breuvage d'Immortalité.
Dans le premier
cas, elle est assimilée au Sein Maternel produisant le Lait.
Dans le second
cas, son Symbolisme s'applique au Graal, Vase qui, recueillant le Sang
du Christ, contient à la fois (mais les deux choses s'identifient) la
Tradition et le Breuvage d'Immortalité. Le Graal, contenant le Sang du
Christ, est l'homologue du Coeur. Il est Source de la Révélation Divine.

Symbole Cosmique
(l'Oeuf du Monde, séparé en deux, forme deux Coupes opposées), la Coupe
est l'Image du Ciel.
Il n'est pas
inutile de rappeler que toutes les Alliances Divines de l'Ancien
Testament ont une Structure Circulaire.
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L'Abeille

Jadis, le «
Sacramentaire Gallican » comprenait un éloge à l'Abeille, qui s'insérait
dans l'Exsultet et qui insistait sur les points suivants :
-
l'Abeille tient
le Premier Rang parmi les Animaux,
-
l'Abeille est
nantie d'un Puissant Génie,
-
les Occupations
de l'Abeille sont Laborieuses,
-
elle Produit la
Cire et le Miel,
-
c'est un Animal
Vierge (d'où son assimilation à la Vierge Marie).

Le Symbolisme de
l'Abeille se fonde sur deux faits : l'Incessante Activité dont elle fait
preuve et l'Organisation de la Ruche. C'est pourquoi elle est souvent
citée en exemple chez les Pères de l'Eglise.

En Egypte,
associée à la Foudre, l'Abeille désigne l'Âme. La Mythologie lui donne
une Origine Solaire : elle serait née des Larmes de Râ, le Dieu-Soleil.
Cette Origine Solaire explique sans doute qu'elle soit un Emblème Royal
ou Impérial.

Dans les
Traditions Africaines, l'Abeille symbolise l'Homme et l'Organisation
Sociale. Elle est aussi l'Âme libérée du corps.

Pour les Hébreux,
son nom « Dbure » dérive de la racine D.B.R., qui signifie Parole. D'où
une association entre l'Abeille et le Verbe. C'est aussi le Symbole du
Soleil, de la Sagesse et de l'Ordre Cosmique.

Les Celtes
considéraient l'Abeille comme un insecte parfait d'Origine Divine. C'est
pourquoi le Vin mêlé de Miel et l'Hydromel étaient des Boissons Sacrées.

En Grèce, les
Prêtresses des Mystères d'Eleusis et d'Ephèse portaient le Nom
d'Abeilles. Dans la Mythologie Grecque, l'Abeille était l'Âme descendue
dans le Royaume des Ombres et prêtes au retour. D'où une Signification
Initiatique. Par ailleurs, elle était l'Emblème de Déméter et Platon
d'affirmer que les Âmes des Hommes sobres se réincarnaient sous forme
d'Abeilles.

A Rome, Virgile
célèbre leurs Vertus et on les trouve figurées sur les tombeaux en signe
de croyance à la Survie de l'Âme. D'ailleurs, Virgile n'hésite pas à
leur attribuer une Parcelle d'Intelligence Divine.

L'Abeille était
donc le Symbole de la Vie Post-Mortem et de la Résurrection. La
Mythologie Egyptienne relate que les Abeilles naissent dans la peau d'un
taureau sacrifié (thème de la Renaissance). Virgile reprend ce thème
dans « Les Géorgiques » et, dans L'Ancien Testament (Livre des Juges),
il est dit que, dans la gueule du Lion déchiré par Samson, se forme un
essaim d'Abeilles et du Miel.

L'Abeille
symbolise aussi l'Eloquence, la Poésie et l'Intelligence. Pythagore ne
se nourrissait que de Miel. Selon la Légende, Pindare, Platon et
Ambroise de Milan furent nourris par des Abeilles. Cette Nourriture
était bien entendu Spirituelle, et Saint Bernard fait de l'Abeille le
Symbole de l'Esprit Saint.

Dans la plupart
des Traditions d'Orient et d'Occident, l'Abeille est dotée d'une Nature
Ignée, c'est un Etre de Feu. C'est pourquoi elle est assimilée au Verbe,
à l'Esprit Saint, au Soleil, à l'Initié, au Prophète.
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La Cire et le Miel

L'Abeille produit
la Cire et le Miel.
Matière Humble, la
Cire, qui se détruit au fur et à mesure que la Flamme brille, est le
Symbole du Corps et de la Matière.
Beaucoup plus
Riche est le Symbolisme du Miel. Par sa Douceur, le Miel s'oppose à
l'amertume du Fiel. C'est pourquoi il désigne, dans l'Ancien Testament,
la Terre Promise.

C'est un Symbole
de Protection et d'Apaisement. Les Athéniens offraient des Gâteaux de
Miel au Grand Serpent supportant la Terre, pour qu'il ne produise pas
les séismes.

C'est le Symbole
de la Guérison du Corps. La Médecine Islamique lui attribue de
nombreuses Vertus : conservation de la vue et de la santé. On retrouve
ces conceptions chez les peuples de l'Amérique du Sud.

C'est un Symbole
de Purification. Dans certaines Initiations antiques, on versait, sur
les mains des Initiables, du Miel pour les laver. Les Adeptes de Mithra
se purifiaient la bouche avec du Miel.

C'est un Symbole
Initiatique. L'ingestion de Miel procurait l'engourdissement, un sommeil
calme et profond, la mort, mais cela était suivi d'une Illumination.
Lors des Mystères d'Eleusis, il était présenté comme le Signe d'une
Nouvelle Vie.

C'est un Symbole
de Vie. Dans les Vedas, le Miel est présenté comme le Principe Fécondant
procurant la Vie Eternelle, comme le faisait le Soma.

C'est un Symbole
de Sagesse. Il constitue, dans de nombreuses Légendes, la Nourriture des
Saints et des Sages. Si l'on en croit Denys l'Aréopagite, les
Enseignements Divins sont comparables au Miel.

Par sa Couleur
Jaune, c'est le Symbole du Soleil et de la Lumière.

Jean Hani dans Le
Symbolisme du Temple Chrétien, Ed. La Colombe, fait remarquer : Au cours de la
messe à laquelle ils assistaient, les néophytes, dans les premiers
siècles, recevaient le Melikraton, breuvage composé de lait et de miel,
comme gage de leur résurrection dans le Christ. Le Melikraton jouait le
rôle de breuvage d'immortalité.
Il est vrai que le
Livre de l'Exode dépeint la Terre Promise comme celle où coulent en
abondance le Lait et le Miel.
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Le Cierge Pascal

Le soir du Samedi
Saint, toutes les Lumières du Temple Chrétien doivent être éteintes. Le
Sanctuaire est plongé dans l'Obscurité. Celle-ci correspond aux Ténèbres
sur la Surface de l'Abîme de la Genèse, au Chaos Primordial appelé Tohu
Wa Bohu en Kabbale. Puis on allume un Feu hors du Temple, on le bénit.
Cette opération représente le Fiat Lux Originel : un Monde Nouveau
renaît, les Temps sont régénérés par le Feu.
Un Acolyte
présente alors un Cierge Pascal au Célébrant. Avec un Stylet, le
Célébrant grave dans la Cire : une Croix, la Première et Dernière Lettre
de l'Alphabet Grec (Alpha et Oméga) puis, entre les Branches de la
Croix, il inscrit les Quatre Chiffres de l'Année en cours selon la
disposition :
2
0
0
7
c'est-à-dire en
traçant un z figurant l'Eclair, à savoir Le Verbe.
En traçant ces
Inscriptions, il dit : Le Christ hier et aujourd'hui. Commencement et
Fin. Alpha et Oméga. A Lui appartiennent le Temps et l'Eternité. A Lui
la Gloire et la Souveraineté dans toute l'Eternité. Amen.
Puis le Célébrant
Asperge et Encense Trois Fois les Cinq Grains d'Encens que lui présente
le Diacre. Il plante chacun de ces Grains dans le Cierge, en forme de
Croix. C'est alors seulement que le Cierge Pascal est allumé au Feu,
béni précédemment.
Le Cierge est
porté processionnellement dans le Sanctuaire. La Procession s'arrête
Trois Fois (au fond de l'Eglise, au milieu de la Nef, au centre du
Choeur) et, à chaque arrêt, le Diacre, revêtu de l'Etole Violette, élève
le Cierge et chante sur un ton de plus en plus élevé : Lumen Christ.
La Procession du
Cierge Pascal dissipant, au fur et à mesure qu'il avance, l'Ombre du
Sanctuaire, représente la Régénération du Cosmos, le Triomphe du Christ
sur le Mal et sur la Mort.

Le Symbolisme du
Cierge Pascal se rattache à celui de la Lumière et à celui du Christ.
Le Cierge Pascal
est d'abord l'Axe du Monde, le Pilier Cosmique autour duquel
s'effectuent les Révolutions du Monde. C'est aussi ce qui relie la Terre
au Ciel, et les divers Plans Spirituels. C'est le long de cet Axe, en
progressant vers le Haut, que l'on atteint la Divinité figurée par le
Feu.
C'est la Colonne
de Lumière figurant la Divinité. Saint Clément d'Alexandrie la définit
ainsi : la Lumière Sainte qui est sur la Terre franchit l'Espace et
remonte au Ciel à travers la Croix. Car le Cierge Pascal est aussi une
image de la Croix.
C'est enfin le
Christ, Médiateur entre la Terre et le Ciel.
En allumant le
Cierge Pascal, le Célébrant ne dit-il pas : Que la Lumière du Christ
ressuscitant dans la Gloire, dissipe les Ténèbres du Coeur et de
l'Esprit ?
C'est aussi pour
cela que le Cierge Pascal est marqué de la Crois par le Célébrant qui
dit : Le Christ hier et aujourd'hui. Commencement et Fin. Alpha et
Oméga. A Lui appartiennent le Temps et l'Eternité (allusion à la Nature
Humaine et à la Nature Divine du Christ).

Les Cinq Grains
d'Encens, implantés en forme de Croix, symbolisent les Cinq Plaies du
Christ, l'Alliance du Principe Céleste et du Principe Terrestre, la Rose
à Cinq Pétales (Emblème du Premier Grade de la Rose+Croix ou de l'Ordre
des Connaissants), l'Homme Réalisé ayant échappé à la Loi du Karma.
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Les Cendres

Les Cendres tirent
leur Symbolisme du fait qu'elles sont les résidus d'une combustion.
C'est pourquoi elles signifient :
-
La Souffrance,
la Douleur, la Mort. Jadis, dans les Monastères, on allongeait les
Moines agonisants sur le sol, sur lequel on avait tracé une Croix avec
des Cendres. Dans la Chine ancienne, la vision des Cendres humides était
un Présage de Mort.
-
La Pénitence, le
Repentir. Les Ascètes des premiers siècles mêlaient un peu de Cendre à
leurs aliments. Job s'adresse ainsi au Seigneur : C'est pourquoi, plein
de confusion, je me repens, sur la poussière et sur la cendre.
-
Le Renoncement.
Les Yogis Hindous se frottent le corps avec de la Cendre provenant d'un
bûcher funéraire, en signe de Renoncement au Monde.
-
L'Humilité.
Abraham, s'adressant à Iahvé, lui dit : J'ose parler au Seigneur, moi
qui ne suis que poussière et cendre.
-
C'est aussi la
signification de la formule d'Imposition des Cendres : Souviens-toi,
homme, que tu es poussière et que tu retourneras en poussière.
-
Le Terme de l'Evolution
et le Début d'un Nouveau Cycle. Basile Valentin, dans Les Douze Clés de
la Philosophie, écrit : Au dernier jugement du monde, par le Feu, le
monde sera jugé, afin que ce qui fût primitivement fait de rien par le
Maître, au rebours par le Feu, soit réduit en la Cendre de laquelle,
enfin, le Phénix créera ses petits.
-
Chez certaines
Tribus Maya, la Cendre avait une fonction magique censée favoriser la
Germination et le retour de la Vie. De la Cendre est mêlée aux semences
pour les protéger et pour faciliter leur Germination.
-
La Source du Sel
Philosophique. Citons encore Basile Valentin : Un artiste, quel qu'il
soit, qui n'a pas de Cendre, ne peut confectionner le Sel de notre Art.
C'est que, sans le Sel, notre Oeuvre corporelle ne peut s'élaborer et
que le Sel uniquement opère la Coagulation de toute chose.
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Le Sel

Le Sel, écrit
Eugène Canseliet dans L'Alchimie Expliquée Sur Ses Textes Classiques,
est notre troisième acteur sans lequel rien ne se produirait sur la
scène du Grand Oeuvre.
Opinion corroborée
par Sandivogius, Disciple d'Alexandre Sethon, dit Le Cosmopolite : Nul
corps solide n'est destitué de Sel qui se dit principe fixe, sec et
ferme. Il est impossible que sans ce principe on puisse former un corps.
Dans son Traité de
Chimie (1673) Glaser écrit : Le troisième des principes est le Sel qui
se découvre après que les substances volatiles sont évaporées ou
exhalées, pour ce qui reste fixe avec la terre, de laquelle on le sépare
par dissolution ou évaporation. Alors, il se présente à nous en corps
friable aisé à mettre en poudre, ce qui témoigne la sécheresse, laquelle
le fait appeler l'humide, qu'il attire de l'air si puissamment qu'en peu
de temps il se réduit en liqueur : le Sel se purifie par le feu et est
incombustible. Il retient l'esprit et préserve le soufre de la
combustion, et leur sert de base et de fondement. Il cause les saveurs
différentes, et rend les corps où il abonde durables et presque
incorruptibles.
Fulcanelli, dans
Les Demeures Philosophales, précise : De ces deux principes, deux sont
réputés simples, le Soufre et le Mercure, parce qu'ils se rencontrent
naturellement combinés dans le corps des métaux. Un seul, le Sel,
apparaît constitué en partie de substance fixe, en partie de matière
volatile. On sait, en chimie, que les Sels formés d'un acide et d'une
base révèlent, par leur décomposition, la volatilité de l'un, de même
que la fixité de l'autre. Comme le Sel participe à la fois du principe
mercuriel par son humidité froide et volatile (air) et du principe
sulfureux par sa sécheresse ignée et fixe (feu), il sert donc de
médiateur entre les composants soufre et mercure de notre embryon.
Eugène Canseliet,
dans L'Alchimie Expliquée Sur Ses Textes Classiques, va plus loin :
Notre Sel ou, si l'on préfère, notre fondant, est double par ce qu'il
est composé de l'addition (ana) de deux Sels différents.
Nous dirons que
l'un de ces Sels est le Salpêtre et que l'autre est le Tartre.

Le Nitre ou
Salpêtre ou Sel de Pierre ou Cristal Minéral ou Sel de Christ se forme,
dans les pays chauds, à la surface du sol, par suite de la décomposition
des matières azotées. Beaucoup de plantes en contiennent et on le voit
apparaître sur les murs humides. C'est pourquoi Nicolas Lemery, dans son
Cours de Chymie, écrit : Il se tire des pierres et des terres qu'on a
démolies de vieux bâtiments. On le trouve aussi dans les caves et dans
plusieurs autres lieux humides parce que l'air se condense dans ces
endroits et se lie facilement avec la pierre.
En fait,
l'appellation Nitre ou Salpêtre recouvre plusieurs nitrates, bien
qu'elle désigne généralement celle du Nitrate de Potassium
Atorène, dans Le
Laboratoire Alchimique, nous indique le moyen de le purifier : Certains
Sels se dissolvent dans l'eau et d'autant plus qu'elle est chaude. L'eau
apparaît donc tout indiquée pour les purifier. Ainsi, prenons une
solution saturée à la température T. Si on la refroidit, le niveau de
saturation s'abaisse et l'excédent de Sel se dépose sous forme de
cristaux si le refroidissement s'opère lentement et sans agitation.

Le Tartre se
trouve, à l'état naturel, dissous dans le jus de raisin. De même que le
Salpêtre, il est soluble dans l'eau mais pas dans l'alcool. C'est
pourquoi il se dépose, lors des Fermentations alcooliques, sur les
parois des Tonneaux de Chêne. Chimiquement, le Tartre est le Tartrate
Acide de Potassium ou Bitartrate de Potassium.
On le recueille en
grattant, avec un grattoir métallique, les parois intérieures des
tonneaux et des cuves (on peut obtenir de 1 à 3 kg par fût de 250
litres).
Atorène, toujours
dans Le Laboratoire Alchimique, nous précise : Le Tartre se montre un
excellent fondant... Pour les travaux aussi rigoureux que l'Oeuvre
Alchimique, les cristaux, même prélevés directement aux parois des
tonneaux, contiennent beaucoup trop d'impuretés. Il faut donc les
purifier.
Mais l'opération
est plus délicate qu'avec le Salpêtre.

Dans son Traité de
la Chymie, Glaser écrit : Prenez quelque quantité de Rosée de Mai,
laquelle abonde en Esprit Subtil, et en distillez environ la moitié par
des cucurbites au bain-marie, ou au sable modérément chaud, et rectifiez
une fois ce qui est distillé, n'en retirant que la moitié, laquelle vous
conserverez dans des fioles bien bouchées. Cette eau ne servira pas
seulement de Menstrue (de Dissolvant) pour les extractions, mais peut
aussi servir de véhicules pour beaucoup de remèdes qui ont besoin d'être
délayés dans quelques liqueurs.
C'est donc avec la
Rosée que l'Adepte traite les Sels. Ce qu'elle renferme les rend
Philosophiques. Appelée aussi Sel Harmonical, la Rosée se recueille
surtout à l'Equinoxe de Printemps.
On recueille la
Rosée vers la fin de la nuit, lorsque la Lune est Pleine. On utilise
plusieurs procédés (draps de lin installés sur quatre petits bâtons ou
drap traîné sur l'herbe). Selon l'abondance de la Rosée, on recueille 1
litre pour 16 à 150 mètres carré.
Après la récolte,
on filtre la Rosée (pour éliminer les brindilles), puis on la place dans
le noir d'abord, dans des vases à grands cols, puis dans des cuvettes à
fond plat. Lorsque le ciel nocturne est dégagé, on expose la Rosée à
l'influx lunaire. Puis on procède à la Distillation de celle-ci.
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L'image du décor est une oeuvre de
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