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Le Druidisme
Sommaire

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L'Odinisme
La Tradition Odinique
Le Couvent de Remiremont
Le Pourquoi des Mégalithes
La
Forêt Magique
Les Adorateurs des Arbres
La Forêt des Carnutes
La Forêt de la Sainte-Baume
La Forêt des Ardennes
La Forêt de Brocéliande
Le Pacte avec un Arbre
La Pierre qui Chante

L'Odinisme

Au 9ème siècle,
les Scandinaves, ou Normands, avaient assailli les côtes de la Mer du
Nord, de la Manche et de l'Atlantique. Après de violentes agressions
contre les villes françaises, ils obtinrent, en 911 (Traité de Sainte-Claire-sur-Epte), le droit de s'établir dans les plaines de
l'embouchure de la Seine, auxquelles ils donnèrent le nom de Normandie.
Ils ne tardèrent pas à se convertir au Christianisme et, en 1066,
Guillaume le Conquérant, Duc de Normandie, conquit l'Angleterre.
Or, ces Normands
possédaient une Mythologie qui était aussi celle des peuples du nord de
la Germanie. La conception nordique du monde est dualiste et dynamique.
Le Monde des Dieux de la Paix, les Ases, s'oppose au Monde des Dieux de
la Guerre, les Vanes. Parmi les premiers, nous trouvons Odin, Roi du
Monde Divin, Maître des Pouvoirs Créateurs et de la Magie, et Thor le
Justicier, armé d'un Marteau. En fait, Odin et Thor forment une Trinité
avec Freyja, la Vierge Mère.
On retrouve le
Graal (contenant le Breuvage de la Connaissance) dans les Enseignements
Odiniques, ainsi que la Chute de l'Homme Primordial et l'Agartha, à
l'est de l'Asaland, ou Pays des Ases, où se trouve le château capital d'Agardhz
dans lequel résident 12 Hofgodhar ou Prêtres du Temple.
Odin transmit de
précieux renseignements aux Hommes par le moyen des Runes
(originellement au nombre de 16), qui furent d'abord orales.
L'Odinisme s'allia
au Celtisme et s'installa en Sanctuaires Souterrains, avec Puits Sacrés,
sur l'emplacement des grands courants telluriques, pour capter les ondes
bénéfiques. Puis il y eut l'amalgame de l'Odino-Celtisme avec le
Christianisme. C'est ainsi que les premiers Evêques de Normandie, et ce
jusqu'au 12ème siècle, furent de grands Trolls Goddis, des Initiés
Odinistes. Des Loges s'établirent en Normandie et dans l'ouest de la
France. Selon Maurice Guignard (in Les Architectes Odinistes des
Cathédrales), ces Loges Odinistes recrutaient leurs membres parmi les
Fils des Initiés dont la généalogie remontait aux marins des drakkars.
Des architectes et des artisans y furent formés et contribuèrent à la
construction des Cathédrales de Chartres, Sées, Avranches, Bayeux,
Coutances, le Mans. Des Prêtresses (Hallouines) célébraient des Cultes
Odiniques et se livraient à la Magie par le truchement de cristaux
d'émeraude taillée. Par ailleurs, l'Odinisme donna naissance à une
Chevalerie, la Jomvijing, dont les guerriers célibataires étaient connus
aussi sous le nom de Peaux d'Ours (Ber-Saerk) et dont l'organisation
préfigure celle de la Milice Templière.
Par Henri 1
Beauclerc, l'Ordre du Frère Amus avait noué des liens avec les Loges
Odinistes Normandes. De plus, il existait des Loges Odinistes
Germaniques dans l'est de la France, et la lignée maternelle d'Hughes de
Payns y comptait des Adeptes actifs : sa Mère était Prêtresse Odinique.
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La Tradition Odinique

C'est à Maurice
Guignard que nous devons de précieux renseignements sur la Tradition
Odinique (in Les Architectes Odiniques des Cathédrales en 6 Tomes -
1969-1979).
La Tradition
Odinique apparaît au 8ème siècle, en Normandie. Elle y a été véhiculée
par les drakkars des Vikings. Elle absorbe les survivances celtiques et
donne naissance à des Loges Odiniques, dont l'organisation s'inspire de
la structure des équipages des anciens drakkars.
D'abord
opératives, les Loges Odiniques devinrent spéculatives au début du 16ème
siècle. Mais, jusqu'à cette époque, elles recrutaient leurs membres
parmi les Fils d'Initiés dont la généalogie remontait aux marins des
drakkars. Leurs adhérents étaient, en majorité, des architectes et des
artisans, d'où l'importance du rôle de la Tradition Odinique dans la
construction des édifices civils et religieux.
Au sein des Loges
Odiniques existait un Clergé, constitué de Goddis (Prêtres) et d'Hallouines
(Prêtresses), dispensant un Savoir Secret. La plupart des Evêques de
Normandie furent, pendant des siècles, des Goddis. C'est pour cela
qu'ils portaient des noms évocateurs : Gislebert (Dignité du Gardien),
Yvo (Affilié du Triangle), Fulbert (Splendeur de la Lumière).
Jusqu'en 1652, un
Culte Odinique fut maintenu à Chartres, avec des cérémonies dans la
crypte et la Fête de la Skirslar Vaka (la veille du Solstice d'Ete).
Mais l'Eglise Romaine, ne pouvant tolérer cela, expulsa les Hallouines
de la Cathédrale (d'où la destruction du puits), lesquelles se
replièrent à Mignerès, puis dans le Perche.
Les Clochers de la
Cathédrale de Chartres gardent, comme témoignages de la Tradition
Odinique, de très nombreuses Runes et Ligatures Runiques. Le jubé,
aujourd'hui disparu, était lui aussi d'inspiration odinique.
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Le Couvent de Remiremont

Petite ville du
département des Vosges, Remiremont fut, avant la Révolution, le siège
d'une abbaye dans laquelle s'étaient perpétuées des survivances
celtiques.
Située dans la
haute vallée de la Moselle, au confluant de la Moselotte, la localité
occupe une position privilégiée sur la voie de passage qui unit la
Lorraine à l'Alsace du sud, à travers la partie méridionale des Vosges.
Les peuples
celtiques se sont établis très tôt dans les vallées vosgiennes, ainsi
qu'en témoignent de nombreux monuments mégalithiques et la toponymie.
Puis vinrent les Romains et les peuples germaniques.
On sait que
l'Ordre des Druides comprenait des femmes consacrées. Vêtues de laine
blanche, couronnées de fleurs, ces femmes résidaient dans des enclos
sacrés situés, en général, près de l'eau. Ainsi en était-il des
Prêtresses de l'île de Sein et de leurs consoeurs, les Nanettes, dont
Strabon nous entretient en ces termes : « Dans l'océan, pas tout à fait
en pleine mer, mais juste en face de l'embouchure de la Loire,
Posidonius nous signale une île de peu d'étendue où habitent soi-disant
les femmes des Nammètes. Ces femmes, possédées par la fureur bachique,
cherchent par des Mystères et d'autres cérémonies religieuses, à
apaiser, à désarmer le Dieu qui les tourmente. Aucun homme ne met les
pieds dans leur île, et ce sont elles qui passent sur le continent
toutes les fois qu'elles veulent avoir commerce avec leurs maris. » Le
rôle des Druidesses consistait à entretenir le Feu Sacré, à prophétiser
et à accomplir certains rites magiques.
On retrouve ces
fonctions dans le Christianisme Celtique qui apparaît en Irlande au 5ème
siècle. Proche des Eglises Chrétiennes d'Orient, mais différent de l'Eglise
Romaine, le Christianisme Celtique, qui a réalisé une synthèse
harmonieuse du Christianisme et du Druidisme, se caractérise par la
multiplication des fondations monastiques, le développement d'un
ascétisme et la navigation pour l'Amour du Christ. La Tradition du Feu
Perpétuel n'est pas perdue. C'est ainsi qu'à Kil Dara, une communauté de
femmes-moines, créée par Brigid (une ancienne Druidesse), veille sur un
Feu qu'elles ne laissent pas s'éteindre. Cet usage durera jusqu'au 16ème
siècle.
Saint Colomban,
issu du Monastère de Gangor, débarque à Saint-Malo vers 560. Accompagné
de douze Compagnons, il parcourt la France du nord-est et fonde de
nombreux Monastères : Luxeuil, Annegray, Fontaine. Ses Disciples et
continuateurs ajouteront Chelles, Corbie, Gand, Stavelot,
Saint-Vandrille, Jumièges, Jouarre, Farmoutiers, Elnone... et
Remiremont.
C'est à Romaric,
un Noble du Royaume d'Austrasie, que l'on doit la fondation du
Monastère. A l'origine, il est destiné aux hommes mais, très vite,
ceux-ci sont remplacés par des femmes. Des documents anciens nous
apprennent que la Laus Perennis, ou Psalmodie Perpétuelle, est
introduite à Remiremont vers la moitié du 7ème siècle. Cette récitation
continue des heures canoniales à chaque moment du jour et de la nuit a
été empruntée à Constantinople, et diffusée par l'Eglise de l'Agaune
(Saint-Maurice en Velais) dans les Monastères Colombanites.
Le Monastère de
Remiremont s'est installé sur l'ex Mont Haben, à l'emplacement d'un
Sanctuaire Gaulois dédié à Belenos. Un Collège de 7 religieuses est
chargé, comme à Kil Dara, d'y entretenir un Feu Sacré. D'ailleurs, la
Communauté est subdivisée en groupes de 7 religieuses chacun. On
retrouve cette structure septénaire au Monastère de Clonard, en Irlande.
Curieusement, le
Monastère de Remiremont ne dépend pas de l'Evêque de Toul, mais
directement de Rome. Pourtant, le lien qui les unit au Pape restera des
plus lâches. Tous les trois ans, le Couvent lui envoie un autour et un
palefroi couvert d'une housse. Le cheval est de couleur blanche et ses
fers sont en argent. Chez les Celtes, le Cheval Blanc est un Symbole
Solaire et Royal.
Dès l'origine,
l'Abbaye bénéficie de privilèges bien particuliers :
-
Elle dispose de
Droits Seigneuriaux importants, ce qui lui procure des revenus
substantiels.
-
Elle emploie de
nombreux laïcs. C'est là une caractéristique que l'on retrouve dans les
Monastères Irlandais : à Abangcor, à côté des Moines, il existe des
profanes employés aux cuisines, aux sonneries, à la buanderie.
-
Il est interdit
aux Evêques d'y célébrer la messe, d'y consacrer les autels et d'y faire
des ordinations.
-
Il est interdit
aux religieux des autres Monastères de contrôler l'administration de
l'Abbaye, sauf si l'Abbesse réclame leurs conseils.
-
L'Abbesse porte
le titre de Princesse du Saint Empire Romain Germanique. Elle est
toujours précédée d'une religieuse portant l'Epée Nue.
Ces Novices
prêtent serment sur la « Franche Pierre », qui n'est autre qu'un Menhir.
Les religieuses
dansent souvent en rond dans la cour du Couvent. On reconnaît là des
Rites purement Celtiques. Le Lundi de la Pentecôte, les religieuses,
masquées et déguisées, participent aux réjouissances populaires (danses)
organisées par les villages voisins.
L'Abbesse est élue
par l'ensemble des religieuses. Elle prononce 3 Serments :
-
Le Premier, sur
la Franche Pierre, concerne la gestion de l'Abbaye.
-
Le Second, face
aux représentants des localités, concerne les droits des Vassaux de
l'Abbaye (respect des franchises).
-
Le Troisième,
dans le Choeur, concerne le maintien de la Règle.
On lui remet alors
les Insignes de sa Dignité :
-
Un Sceptre (les
Pouvoirs Spirituel et Temporel).
-
Un Chaperon Noir
doublé d'Hermine (la Sagesse Cachée).
-
Une Bague ornée
d'un Saphir. Rappelons que ce dernier est appelé Pierre des Etoiles,
Pierre de Salomon, Pierre du Ciel. Doté de Pouvoirs Magiques, il permet
de guérir et d'entrer en communication avec les Plans Divins. C'est
encore un Symbole Divin et Royal. Aussi ne sera-t-on pas étonné
d'apprendre que l'Abbesse percevait des impôts, battait monnaie, pouvait
libérer les prisonniers et guérir les malades (yeux, fièvres, pustules,
empoisonnements).
Elle est ensuite
portée sur l'Autel. Désormais, elle peut prendre place sur le Siège
Abbatial installé dans le Choeur. De plus, elle devient Détentrice des
Secrets du Feu Sacré.
Elle est assistée,
dans le gouvernement de la Communauté, par six autres Soeurs (d'où
l'existence d'un Collège Directorial de 7 Membres), parmi lesquelles il
faut citer :
-
La Dame Doyenne,
qui détient les Clefs du Trésor, des Archives, du Coffret renfermant le
Sceau et qui veille au maintien de la Tradition.
-
La Dame Secrète,
qui veille sur la pratique correcte des Rites et qui surveille les
objets sacrés.
-
La Dame du
Sceau, chargée d'apposer le Sceau sur les écrits de l'Abbesse.
-
La Dame du
Cellier.
-
La Dame
Trésorière.
-
La Dame
Intendante (bâtiments).
-
La Dame chargée
des aumônes et de l'hospitalité.
On notera
l'importance du nombre 7 dans les structures et les Rites de l'Abbaye. 7
est le Symbole de la Sagesse. Il était représenté, chez les Celtes, par
la Grande Ourse et les Pléiades.
Au décès de
l'Abbesse, son corps était entouré de 12 Chandeliers de Cire,
symbolisant les 12 Constellations Zodiacales. Lors du décès d'une Soeur,
un repas funéraire avait lieu, à la fin duquel on déposait, sur la tombe
de la défunte, du Pain, du Vin et du Sel.
De telles Coutumes
inquiétaient bon nombre de Prélats. D'autant que les Dames de Remiremont
tenaient des Conciles où l'on y parlait d'Amour, tout comme au temps des
cours d'amours médiévales. Catherine de Lorraine tenta de réformer
l'Abbaye, mais elle échoua. Cependant, au fil du temps, l'esprit initial
s'effrita (18ème siècle). On pratiqua alors des Rites, sans comprendre
qu'ils venaient d'un lointain passé et qu'ils étaient porteurs
d'Enseignements Traditionnels. La Révolution mit un point final à ce que
d'aucuns appelèrent le Scandale de Remiremont, en envoyant les dernières
religieuses à l'échafaud.
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Le Pourquoi des Mégalithes

Le Menhir, de pôle
positif, est assimilé au Clocher, à l'Homme debout. Il est Symbole de
Vie.
Le Dolmen, de pôle
négatif, est associé à l'Autel, à l'Homme couché (avant la Renaissance,
Symbole de Mort).
Or, le Menhir
isolé signale souvent la présence d'un Dolmen, ou d'une Source d'Eau.
Les deux sont alors associés de façon à ce que le Courant circule.
L'érection des
Mégalithes semble prouver que les Initiés connaissaient le secret du
Changement de Polarité des corps permettant de vaincre momentanément la
pesanteur. Cette érection se réalisait durant la Nouvelle Lune, où une
Attraction Magnétique plus forte s'exerce, et grâce à des Rituels qui la
facilitaient.
Certains jours
particuliers (Solstices, Equinoxes, Fêtes locales...), des Cérémonies
Culturelles se célébraient en des Foyers Magnétiques, pour permettre aux
Hommes de se mettre en Harmonie avec les Forces Divines.
Le Jour, les
Forces Internes sont attirées vers la Lumière et, la Nuit, ces foyers
captent les Radiations Stellaires permettant à l'Homme de s'en imprégner
et de recevoir certaines Forces Cosmiques génératrices d'Energie.
Ainsi, les Dolmens
et les allées couvertes sont de véritables Chambres d'Initiation (Temple
de la Chrétienne, à Alger). Quand la Caverne faisait défaut, on a créé,
pour les Initiations, la Chambre Dolménique et, plus tard, pour les
Chrétiens, la Crypte, souvent située à l'endroit où se trouvait un
Dolmen (Chartres, le Puy avec sa Pierre de Fièvres...). Les pierres ont
la particularité, comme la brique, de se charger des Influences
Telluriques et Cosmiques, et sont capables d'Entrer en Vibration. Elles
sont un Instrument Musical, au même titre qu'une Cathédrale pour
laquelle le maximum d'efficacité se situe dans la Chambre Dolménique
primitive.
Les Cromlechs sont
des Cercles Magiques où l'on était protégé, et les Menhirs, comme
l'Arbre, faisaient communiquer la Terre et le Ciel. Leur rôle pouvait
être de fertiliser le sol, de le stabiliser, ou de guérir certaines
maladies.
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La
Forêt Magique

Pour ses
Habitants, la Forêt est un Monde Magique, d'abord parce qu'elle
participe de la Nature, laquelle est peuplée d'Elémentaux ou d'Esprits
de la Nature. Ces Elémentaux, qui régissent tous les Etres des Règnes
Minéral, Végétal et Animal, sont excessivement variés et en relation
avec l'Un des Quatre Eléments qui constituent toutes choses :
-
Les Salamandres
sont les Esprits du Feu. Ce sont des créatures serpentiformes qui
animent les Flammes.
-
Les Sylphes ou
les Elfes vivent dans l'Air. Ils animent le voisinage des fleurs,
auxquelles ils donnent couleurs et parfums.
-
Les Sirènes, les
Ondines, les Nymphes et les Néréides habitent les Eaux. Les Sirènes
émettent des sons harmonieux pour envoûter les Hommes. Les Nymphes
gardent les sources et possèdent le secret de l'Eternelle Jeunesse. Les
Ondines hantent les cascades et les torrents.
-
Les Esprits de
la Terre sont les Fées, les Nains et les Gnomes. Ces derniers, qui
vivent au sein des cavernes, sont les Gardiens des métaux et des trésors
cachés.
Aussi, nous
comprenons que la Forêt soit l'objet d'une Grande Vénération, d'autant
que les Elémentaux ne sont pas seuls : le Dieu Sylvain habite les
fourrés et le Dieu Esus se plaît dans les endroits plantés de conifères.
Pierre-Marie
Duval, dans son ouvrage Les Dieux de la Gaule, évoque : « La Déesse au
Sanglier des Ardennes, cette Dea Ardhuinna qu'une statuette nous
représente sous les traits de Diane, chevauche un sanglier. Celui-ci
n'est donc pas une victime, mais plutôt un animal familier d'une
chasseresse-dompteuse. Mercure Moccus (porc ou sanglier) ou Artaios
(ours) ont sans doute quelque rapport avec la chasse. » On retrouve
souvent les effigies de ces Dieux sur des Pierres : un homme-sanglier
sur la Pierre d'Eufligneix (Haute-Marne) et un Dieu barbu et nu au Mont
Donon, dans les Vosges.
On remarquera, au
passage, que nous sommes en présence de Dieux dont le sexe est bien
défini, et que si les Déesses vierges hantent les endroits inviolés, les
Dieux mâles se consacrent aux travaux des bois et n'hésitent pas à aider
l'Homme. D'où la formation de Confréries de chasseurs, de pêcheurs,
d'agriculteurs et de charpentiers dès l'époque romaine, car les Dieux
Gaulois des Forêts ont survécu, en se romanisant, à la conquête romaine.
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Les Adorateurs des Arbres

Dans son livre,
Les Druides, Françoise Le Roux montre l'importance de la Forêt dans la
Religion Gauloise : « Au reste, forêt et temple sont des notions
entièrement équivalentes et c'est dans la forêt, d'après Lucain, que les
Druides officiaient : Nemora alta remotis incolitis (Vous habitez de
hauts sanctuaires dans des bois reculés). Les Celtes se sont assurés une
communion intime avec la forêt, soit par le choix des ethnies (Eburons :
Hommes de l'If, Viducases : Qui combattent dans les Bois), soit par
l'emplacement de grands sanctuaires (forêt de Marseille détruite par
César et calomniée par Lucain - sanctuaire d'Angély détruit par les
Romains), soit encore par l'intervention de la forêt dans le mythe. La
forêt pouvait même être une ville. »
Aussi, nous
comprenons, sans l'approuver, pourquoi César et les légions romaines
entreprirent la destruction systématique de certaines Forêts. Mais la
Gaule gallo-romaine conserva bon nombre de ses Bois Sacrés.
L'Eglise
entreprit, par la suite, de chasser les Dieux antiques des Bois.
Henri Male (La Fin
du Paganisme en Gaule) précise : « L'Eglise ne cessa de lutter contre
cette forme de l'idolâtrie. Elle construisit des chapelles à l'endroit
où s'élevait un Arbre Sacré. Sur la route de Moulin-Engilbert (Nièvre),
une vieille chapelle se nomme La Chapelle du Chêne. A Vienne, au
commencement du 5ème siècle, un arbre qu'on appelait l'Arbre Aux Cent
Dieux fut remplacé par l'Eglise Sainte-Sévère. Mais, au cours des
siècles, l'Eglise se montra plus tolérante : elle garda le vieux chêne
et le sanctifia par une statue de la Vierge placée entre ses branches.
C'est ainsi que la Vierge du Chêne de Banelles, près de Gannat (Allier),
a transformé en pèlerins de Notre Dame les Adorateurs des Arbres. »
Il fallut des
siècles et des trésors d'imagination pour que l'Eglise triomphe de Robur
(le Dieu Chêne), d'Abellio (le Dieu Pommier) et d'Eburo (le Dieu If).
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La
Forêt des Carnutes

La Forêt des
Carnutes, qui couvrait la Beauce et l'Orléanais, fut un Haut Lieu de la
résistance Gauloise à l'envahisseur Romain. En effet, sous l'impulsion
du Druide Gutuater, deux Chefs Gaulois, Cotuatos et Conconnetodumnos,
s'y retranchèrent pour y mener, des années durant, une lutte sans merci.
Harcelant les légions, détruisant les ponts, exécutant les
collaborateurs, incendiant les convois, ils tentèrent de préserver le
Sanctuaire d'Autricum (Chartres).
Les Carnutes
tiraient leur nom de Karn-Oad, les Pierres du Temps. Celles-ci, formant
un ovoïde, étaient des Menhirs, aujourd'hui enfouis dans les fondations
de la Cathédrale de Chartres. Une fois par an, tous les Druides de la
Gaule gagnaient la Forêt des Carnutes pour y tenir leur Assemblée près
de ce Sanctuaire, considéré comme l'Omphalos, le Nombril de la Gaule.
Près de l'ensemble cité plus haut, se trouvait un Puits Sacré profond de
33 mètres, dont les eaux avaient des propriétés thérapeutiques (Puits
des Saints Forts).
A 9 kilomètres au
nord de Chartres, la garenne de Poisvilliers abritait le Collège Suprême
des 12 Druides de la Gaule.
Les Romains firent
des coupes importantes dans la Forêt des Carnutes. Mais ce sont les
Mérovingiens, et non la Jument de Gargantua, qui achevèrent de déboiser
la Beauce. La toponymie garde encore souvenance des l'Antique Forêt,
avec les noms évocateurs de Voves (du Gaulois Vidua, Forêt), de
Bellesauve (Belle Sylve), de Lutz (de Lucus, Bois Sacré), de
Boisvillette, de Boisgasson, de Châtenay (Châtaignier), de Boullay
(Bouleau), de Fresnoy (Frêne), de Tilloy (Tilleul)...
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La Forêt de la Sainte-Baume

Le massif
montagneux de la Sainte-Baume est le plus élevé des chaînons provençaux.
Il culmine, au signal des Béguines, à 1147 mètres. D'orientation
générale est-ouest, il se termine au nord par une falaise verticale de
300 mètres environ.
Si la Forêt
n'occupe plus, de nos jours, que 138 hectares, elle était
considérablement plus étendue à l'époque Gauloise.
Jadis, toute la
montagne était couverte par une Forêt Sacrée, que Lucain décrit, dans sa
Pharsale, comme le Refuge des Ligures : « Il y avait un bois sacré qui,
depuis un âge très reculé, n'avait jamais été profané et entourait de
ses rameaux entrelacés un air ténébreux et des ombres glacées,
impénétrables au soleil. Il n'est point occupé par les Pans habitant les
campagnes, les Sylvains, maîtres des forêts ou les Nymphes, mais par les
sanctuaires de Dieux aux cultes barbares. Des autels se dressent sur des
tertres sinistres et tous les arbres sont purifiés par du sang humain. »
Manifestement, Lucain voit, dans la Forêt de la Sainte-Baume, un lieu
redoutable. C'est sans doute ce qui explique la mésaventure survenue à
César. Ce dernier voulut y faire couper, par ses soldats, du bois dur
pour en faire des navires, mais ils refusèrent de pénétrer dans le bois.
Il est vrai que les Romains professaient la plus grande méfiance pour
les Forêts Gauloises.
Peuplée dès la
Préhistoire, la Forêt de la Sainte-Baume était, à l'époque gauloise, un
Sanctuaire dans lequel officiaient les Druides et les Druidesses. Une
Tradition très ancienne affirme que le visage de l'une d'elle, la Déesse
des Morts devenue Notre-Dame des Contours, est gravé sur la falaise qui
surplombe la Grotte de Marie-Madeleine.
On dit que
celle-ci, Princesse de sang royal née la même année que le Christ, mena
tout d'abord une vie de débauche, jusqu'au moment où elle rencontra
Jésus, dont elle devint une Disciple fervente.
Après avoir vécu
treize ans avec la Vierge Marie, elle embarqua avec Lazare, Marthe,
Maximin, Marie Salomé, Marie Jacobé et Sidoine dans une barque qui
aborda aux Saintes-Maries-de-la-Mer.
Après avoir
évangélisé la région d'Arles avec Saint Maximin, elle se retira dans la
Grotte de la Sainte-Baume, où elle demeura trente-trois ans en prière et
en contemplation.
Dès le 4ème
siècle, la Grotte est en Grande Vénération, et les Moines de
Saint-Cassien la desservent. Elle est le but d'un pèlerinage qui ne
connaît qu'une éclipse au 12ème siècle. Mais, en 1279, Charles d'Anjou
découvre, à Saint-Maximin, les restes de Marie-Madeleine.
Haut Lieu
Druidique, Haut Lieu du Chamanisme primitif, la Sainte-Baume est aussi
un Haut Lieu du Compagnonnage. Sur les rochers, sur les murs de la
Chapelle des Parisiens, sur les parois de l'escalier qui conduit à la
Crypte de l'Eglise Saint-Maximin, on rencontre de nombreux Signes
Compagnonniques. Il est vrai que la Sainte-Baume était l'une des étapes
du Tour de France pour les forgerons. On relève aussi des entailles (en
forme de fer à cheval ou de bouche) qui sont beaucoup plus anciennes et
qui paraissent être des Symboles de Vie et de Fécondité.
Lucain rapporte
également un étrange phénomène : chaque jour, à minuit et à midi, un
vent violent secoue la montagne. Jean-Paul Clébert, dans son Histoire et
Guide de la France Secrète, écrit : « Nous voici devant la première
mention de ce qui deviendra, dans le folklore européen, la fameuse
chasse fantastique, chasse à courre et maudite qui hurle de tous ses
fantômes. Tous les écrivains s'emploieront à décrire la Sainte-Baume
comme un énorme monstre végétal et minéral. »
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La
Forêt des Ardennes

Les Ardennes sont
constituées par une série de plateaux bombés, dont l'altitude oscille
entre 200 et 694 mètres (Signal de Botrange). Les crêtes les plus dures
forment la zone des Hautes-Fagnes.
Traversée par la
Meuse et ses affluents (Semois, Lesse, Ourthe, Amblève), les Ardennes
sont une région boisée.
Elles sont aussi
un Haut Lieu de la Mythologie Française. Dans leurs épais fourrés vivait
la Déesse Gauloise Ardhuinna. Montée sur son animal favori, un sanglier,
c'était une chasseresse et une Vierge redoutable.
Elle sera pourtant
vaincue par Saint Walfroy, un cénobite qui vivait à Yvois (Carignan), en
haut d'une colonne de soixante pieds. Bref, un imitateur de Siméon le
Stylite. Du haut de son perchoir, Walfroy incitait les habitants à ne
plus croire à Ardhuinna. La Foi aidant, il réussit à faire tomber la
statue de la Déesse, et celle-ci se vengea en couvrant le corps de
l'acrobate de Dieu de pustules.
Mais c'est Saint
Hubert qui fut le héros de la plus belle légende. Enragé chasseur, il
poursuivit un cerf avec tant d'ardeur qu'il en oublia la Messe. Dieu fit
alors apparaître une croix lumineuse entre les bois de l'animal et Saint
Hubert abandonna la chasse, se retira en ermite dans la Forêt. Très
vite, de nombreuses légendes vinrent se greffer sur ce miracle, d'autant
que le Cerf avait été divinisé par les Celtes sous le nom de Cernunos.
Et Saint Hubert devint le Saint Patron des chasseurs.
Ce n'est pourtant
pas lui qui dirige les chasses volantes, cortège de chasseurs aériens
qui déchirent le silence de la nuit dans des poursuites infernales et
vaines !
Aussi, la
toponymie locale a-t-elle conservé, à de nombreux lieux, le nom de Saint
Hubert (la Fontaine Saint-Hubert, près de Kembert), tout comme elle
évoque les Fées (les Epans, ou Espans sont leur retraite), ainsi que les
Dames de la Meuse, appelées jadis Dames Fées Bienfaisantes. Nombreux
encore sont les pas de Bayart, le Cheval Magique des Quatre Fils Aymon.
La légende des
Quatre Fils Aymon relate la lutte acharnée qu'ils menèrent contre
Charlemagne. Ils symbolisent la lutte de la féodalité contre le pouvoir
royal et centralisateur. Ce sont aussi les Ancêtres Mythiques de tous
ceux qui, refusant l'oppression, sont obligés de se réfugier au sein de
la Nature. Les Rochers des Quatre Fils Aymon, la Ville de
Château-Regnault (Renaud était l'aîné des Quatre Frères) évoquent leur
épopée.
Et c'est ainsi que
les Ardennes et les Pyrénées-Atlantiques sont reliées par une diagonale
mythologique qui a pour nom Roland, présent dans la poursuite des Fils
Aymon comme à Roncevaux.
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La Forêt de Brocéliande

La Forêt de
Paimpont est le dernier vestige de l'immense étendue boisée s'étalant
sur toute la superficie de la Bretagne intérieure. Les défrichements
opérés de siècle en siècle ont réduit cet espace boisé à 6.000 hectares.
Cette Forêt est
aussi un Haut Lieu de la Mythologie, puisqu'elle n'est, ni plus ni
moins, que la Forêt de Brocéliande. C'est là, parmi les bois et les
étangs, que les légendes et les romans de la Table Ronde ont fait vivre
la Fée Viviane, l'Enchanteur Merlin, le Roi Arthur, Lancelot du Lac.
C'est là que se sont déroulés quelques épisodes de la Queste du Graal.
Il faut cependant
convenir qu'il est difficile de démêler le double écheveau des sentiers
forestiers et des faits mythologiques !
Près de
Saint-Malo, la Fontaine de Jouvence est censée procurer une Eternelle
Jeunesse.
La Fontaine de
Barenton, qui se trouve à l'est du hameau de la Folle Pensée, est
incontestablement une ancienne Source Druidique. Ses eaux ont la
propriété de se maintenir à 10° et sont traversées par des bulles riches
en azote. Leurs propriétés curatives sont de guérir les fous. Près de la
Fontaine, une dalle de rocher est le fameux Perron de Merlin. C'est là
que l'Enchanteur vit Viviane pour la première fois et qu'il devint
amoureux fou. Cette Pierre a, si l'on en croit la légende, d'étranges
pouvoirs. Si l'on y verse quelques gouttes d'eau puisée à la Fontaine,
on déclenche immédiatement une pluie diluvienne ou un violent orage. Le
vent se lève, déracine les arbres et fait apparaître de monstrueux
dragons. Nous sommes donc en présence d'un Rite Antique pour faire
pleuvoir. Le plus curieux c'est que, jusqu'en 1885, le Recteur du
Concoret venait y tremper, chaque année, le pied d'une croix pour faire
tomber une pluie bienfaisante. Un bel exemple de la christianisation
d'un Rite Druidique...
Le Lac de Diane,
proche du Château de Comper, est le lieu de naissance de Viviane. C'est
là que Merlin fit surgir des eaux un Château Enchanté.
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Le Pacte avec un Arbre
Extrait de l'Ouvrage de Jacques
Brosse
« Les Arbres de France - Histoire
et Légendes » paru chez Plon en 1987

Tout Mage devrait
avoir un Ami Arbre avec qui converser et auprès duquel méditer et
reprendre des forces. En effet, cet Ami, ce Fils de la Nature qu'est
l'Arbre, peut vous aider à guérir d'une longue maladie et contribuer à
alléger vos souffrances et vos soucis quotidiens.
Choisissez un
Arbre dans un endroit caché et retiré, car vous ne devrez pas être
dérangé par des étrangers quand vous serez en communion avec lui et, si
possible, choisissez un Arbre-Maître. Il devra être entouré d'autres
Arbres, ses Frères.
L'Arbre de votre
choix doit être élancé, bien droit, sans bosses et malformations aucune,
car ce sont là signes de Forces Négatives. Son tronc sera aussi large
que votre taille ; en somme, il s'agira de choisir un Arbre d'âge
respectable dont les anneaux marquent autant d'années de Sagesse...
Quand vous aurez
bien fixé votre choix, vous pourrez alors commencer d'agir par Magie. Il
vous faudra tout d'abord offrir un cadeau et vous enterrerez celui-ci au
pied de votre nouvel Ami en signe d'hommage et au nom du Divin.
Toutes les fois
que vous lui rendez visite, approchez-vous de l'Arbre en venant de
l'Ouest (l'Arbre représentant la Nef Christique ou l'Axe de l'Est),
arrêtez-vous à six mètres environ. Détendez-vous, respirez à fond, puis
reprenez lentement votre souffle, respirez lentement, faites le vide
intérieur, oubliez pour cette fois le lot de soucis quotidiens...
Quelques minutes
après, tendez votre bras droit à l'horizontale, devant vous, pointez-le
vers le tronc de l'Arbre et faites avec la main le Signe du Salut
Magique : l'index et le médius joints pointent en avant, tandis que le
pouce vient toucher l'annulaire et le petit doigt. Cette posture
digitale représente le Dieu et la Déesse d'Eternité, et les deux
derniers doigts avec le pouce représentent, eux, la Trinité d'Isis,
d'Osiris et d'Horus.
Vous procéderez de
même avec la main gauche, en la pointant vers le tronc de l'Arbre. Elle
vous assure une Protection en cas d'erreurs magiques de votre part.
Procédez lentement, relisez bien le texte, exercez-vous à la maison
avant de poursuivre.
A présent, vous
pouvez prononcer d'une voix nette, claire, le Salut suivant :
« Oh, Toi, Arbre
de toute beauté, Toi qui es la manifestation de la Mère Nature... Toi
qui touches les Cieux pour purifier notre air et faire de Ta ramure la
demeure des Oiseaux... Toi qui plonges Tes racines dans les entrailles
de la Terre pour fixer les eaux mouvantes... Toi le Compagnon des
premiers Hommes que Tu abritais et réchauffais... en toute humilité, je
Te salue ! »
Vous pourrez
ajouter une formule de votre cru, pourvu qu'elle soit respectueuse et
positive envers l'Arbre et la Nature. C'est surtout l'intention qui fera
que la Magie opère.
Ensuite, vous
baiserez les deux doigts que vous pointiez vers l'Arbre, l'index et le
médius accolés, et lancerez un baiser à votre Ami l'Arbre. Cette
pratique est identique à celle du Salut de la Lune quand on la rencontre
pour la première fois dans la nuit. C'est alors que vos sentiments vous
diront si vous êtes effectivement en présence d'un Arbre mâle ou
femelle, et vous lui donnerez alors un Nom approprié à son sexe, ou
plutôt sa polarité.
Vous direz : « Mon
Nom est... et je t'appellerai... » Ensuite, avancez jusqu'à l'Arbre, et
étreignez votre nouvel Ami en serrant fort votre joue droite tout contre
son beau tronc. Oui, vous n'êtes plus désormais qu'un seul et même être
vivant, oui, vous sentez à présent passer entre vous deux un fort et
puissant courant d'énergie, un Amour Vibrant. Souvenez-vous bien : plus
vous serrez, plus le courant d'Amour passera.
Vous pourrez
raconter à votre Ami l'Arbre tous vos ennuis, vos soucis, les projets
que vous avez, les souhaits que vous chérissez. Vous lui demanderez de
vous aider à guérir, à réussir votre vie...
Quand vous quittez
votre Arbre, remerciez-le par son Nom, puis éloignez-vous de lui
lentement, mais sans jamais vous retourner.
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La Pierre qui Chante

Le Mage doit
trouver, dans la Nature, une Pierre avec un Trou en son Centre. Il doit
la prendre dans sa main droite et voir si elle lui correspond.
Ensuite, il
prendra deux rubans, l'un blanc et l'autre vert, qu'il nouera par le
Centre de la Pierre. Chaque ruban doit faire 1,50 mètre de long et être
très fin.
Pour l'Appel aux
Esprits, il s'agit de procéder comme suit :
Faire tourner la
Pierre au-dessus de sa tête deux à trois minutes environ, jusqu'à ce
qu'un bruissement se manifeste.
Faire cela chaque
fois que vous vous rendez en Forêt, soit pour votre visite à votre
Arbre, soit pour un travail quelconque ayant un rapport avec vos
recherches.
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L'image du décor est une oeuvre de
Josephine Wall
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