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Un Paon
muait : un Geai prit son plumage,
Puis après
se l'accommoda :
Puis, parmi
d'autres Paons, tout fier se parada,
Croyant
être un beau personnage.
Quelqu'un
le reconnut : il se vit bafoué,
Berné,
sifflé, moqué, joué ;
Et, par
Messieurs les Paons, plumé d'étrange sorte
Même
vers ses pareils s'étant réfugié,
Il fut par
eux mis à la porte.
* * *
Il est
assez de Geais à deux pieds comme lui,
Qui se
parent souvent des dépouilles d'autrui,
Et que l'on
nomme plagiaires.
Je m'en
tais, et ne veux leur causer nul ennui :
Ce ne sont
pas là mes affaires.
* * *
Jean
de La Fontaine
« Fables
de La Fontaine » Tome 2
Éditions Jean de BONNOT
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